Une femme de 68 ans retrouvée étranglée en bord de route à Saint-Prix (Val-d’Oise). Son mari a avoué les faits avant d’être hospitalisé en psychiatrie.

Val-d’Oise : une femme de 68 ans retrouvée étranglée en bord de route, son mari avoue et est hospitalisé en psychiatrie
Le corps d’une femme de 68 ans a été découvert vendredi matin en bord de route à Saint-Prix, dans le Val-d’Oise. Son mari, interpellé dans l’après-midi, a reconnu être l’auteur des faits. Hospitalisé sous contrainte en soins psychiatriques, il n’a pas été placé en garde à vue. Ce drame survient dans un contexte alarmant : 36 femmes ont déjà été tuées par leur compagnon depuis le début de l’année 2026.
Un corps découvert à l’aube par un chauffeur de bus
C’est dans les premières heures du vendredi 15 mai, aux alentours de 6h30, que le conducteur d’un bus a aperçu un corps allongé en bord de route sur la commune de Saint-Prix, dans le Val-d’Oise, relate RTL. Il alerte immédiatement les secours. Les équipes dépêchées sur place constatent le décès d’une femme de 68 ans. Son corps, qui semble avoir été déposé sur les lieux, porte des traces de strangulation.
Le mari interpellé à son domicile, il passe aux aveux
Dans l’après-midi, les enquêteurs remontent jusqu’au mari de la victime, un homme de 63 ans. Il est interpellé à son domicile de Taverny, commune voisine de Saint-Prix. Face aux enquêteurs, il reconnaît les faits. Le parquet de Pontoise, qui a confirmé l’information, précise qu’un examen psychiatrique a été immédiatement ordonné. Le médecin consulté a conclu à la nécessité d’une hospitalisation complète sans consentement. La garde à vue a donc été levée, et le suspect a été admis dans un établissement de soins psychiatriques.
Un nouveau féminicide dans un Val-d’Oise déjà endeuillé
Ce drame intervient une semaine seulement après un autre drame particulièrement violent survenu dans le même département. Le dimanche précédent, à Villers-en-Arthies, un policier municipal était soupçonné d’avoir abattu son ex-compagne ainsi que leurs deux enfants âgés de 9 et 13 ans, avant de retourner son arme contre lui-même.
36 femmes tuées depuis le 1er janvier 2026
Le contexte national est tout aussi préoccupant. En début de semaine, plusieurs associations féministes ont interpellé les pouvoirs publics, signalant que 36 femmes avaient déjà perdu la vie sous les coups de leur partenaire ou ex-partenaire depuis le 1er janvier 2026, dont six en l’espace de neuf jours seulement. Les derniers chiffres officiels, publiés en octobre dernier, faisaient déjà état d’une hausse de 11% des féminicides conjugaux entre 2023 et 2024, avec 107 victimes recensées. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez avait alors qualifié la situation d’« insupportable », affirmant que la mobilisation des forces de l’ordre était « totale ».
Le 3919, un numéro anonyme et gratuit
Les femmes victimes de violences conjugales peuvent contacter le 3919, numéro national d’écoute anonyme et gratuit, disponible pour être orientées vers des dispositifs d’accompagnement et de prise en charge adaptés.
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Je ne comprends pas comment personne ne s’est rendu compte que cet homme avait des problèmes psychiatriques… La famille n’a rien remarqué….
Il a quand même su déposer le corps de sa femme sur le bord de la route…. Il était lucide….