Un ex-gendarme de la Manche condamné à 2 ans avec sursis pour 6 500 images pédopornographiques. Inscription au Fijaisv et obligation de soins prononcées par le tribunal de Caen.

Un ex-gendarme de la Manche condamné pour détention de près de 6 500 images pédopornographiques
Jugé le 4 juin 2026 devant le tribunal correctionnel de Caen, un ancien militaire affecté dans la Manche a été reconnu coupable de détention d’images pédopornographiques. La peine prononcée — deux ans d’emprisonnement avec sursis — s’accompagne d’une inscription au fichier national des délinquants sexuels et d’une obligation de suivi thérapeutique.
Un militaire interpellé, des milliers d’images découvertes
C’est au début de l’année que les faits ont été portés à la connaissance des autorités judiciaires, relate Ici Cotentin. Un gendarme âgé de 38 ans, alors en poste à la brigade de Saint-Vaast-la-Hougue dans la Manche, a été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour détention de contenus à caractère pédopornographique. L’affaire avait été rendue publique au printemps, après avoir été révélée par plusieurs médias régionaux et nationaux.
Lors de l’examen de son téléphone portable, les enquêteurs avaient mis au jour 6 469 images illicites. Parmi ces contenus figuraient majoritairement des photographies de fillettes âgées de 9 à 12 ans, mais également des vidéos représentant des actes d’une extrême gravité, notamment des viols et des scènes de zoophilie.
Deux ans de sursis et inscription au Fijaisv
À l’issue de l’audience, le tribunal correctionnel de Caen a condamné l’ancien sous-officier — désormais radié de la gendarmerie nationale — à une peine de deux ans d’emprisonnement assortie d’un sursis total. La juridiction a également ordonné son inscription au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijaisv), un registre national qui impose des obligations strictes de signalement et de pointage aux personnes condamnées pour ce type d’infraction.
La peine est par ailleurs complétée par une obligation de soins, contraignant le condamné à suivre un accompagnement psychologique ou psychiatrique adapté. Le profil de l’intéressé — père de trois enfants, ancien représentant de l’ordre public — a conféré à cette affaire un retentissement particulier dans le département et au-delà.
Une affaire qui interroge les procédures de contrôle interne
Ce dossier relance inévitablement le débat sur les mécanismes de détection et de prévention au sein des forces de l’ordre. Si les faits reprochés concernent un individu agissant à titre personnel, la nature de ses fonctions et la durée supposée de la détention des images soulèvent des questions quant aux dispositifs de surveillance interne en vigueur dans l’institution.
Le Fijaisv, auquel le condamné est désormais inscrit, implique notamment l’obligation de se présenter régulièrement auprès des services de police ou de gendarmerie, et d’informer les autorités de tout changement de domicile ou de situation professionnelle. Toute violation de ces obligations est susceptible d’entraîner une révocation du sursis et une incarcération effective.
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