Un homme de 30 ans a été condamné à 8 mois de prison après avoir volé la sacoche d’un policier oublié dans le métro de Lille, contenant une arme et deux chargeurs.

Il s’empare de l’arme oubliée d’un policier dans le métro : huit mois de prison
Un homme de 30 ans a comparu en justice après avoir récupéré dans le métro de Lille une sacoche appartenant à un fonctionnaire de police, contenant une arme à feu et deux chargeurs. Le tribunal correctionnel l’a condamné à huit mois d’emprisonnement.
Une sacoche oubliée, une arme entre de mauvaises mains
C’est dans le métro lillois qu’un policier a commis une faute lourde de conséquences : oublier sa sacoche, dans laquelle se trouvaient son arme de poing et deux chargeurs, relate La Voix du Nord. F. J., 30 ans, a découvert le bagage et, au lieu de le remettre aux autorités, a décidé de s’en emparer. Une décision que la présidente du tribunal, Laurence Ruyssen, a qualifiée sans détour de « très mauvaise idée » lors de l’audience en comparution immédiate, début juin.
L’arme retrouvée à son domicile, le brassard introuvable
L’enquête a rapidement permis de localiser une partie du butin. L’arme de service et les deux chargeurs ont été saisis au domicile du prévenu, à Lille. D’autres objets issus de la sacoche avaient été jetés dans une poubelle. En revanche, le brassard portant la mention « police » n’a pas été retrouvé, alimentant les interrogations sur son devenir.
Le procureur n’a pas manqué de pointer la responsabilité indirecte du fonctionnaire, évoquant « un policier un peu négligent » pour expliquer comment une arme réglementaire avait pu se retrouver entre des mains non habilitées.
Un profil social fragilisé, un acte jugé sans nécessité vitale
F. J. présente un parcours marqué par la précarité : placé dès sa naissance, il connaît des difficultés sociales et sanitaires importantes, et reconnaît pratiquer la mendicité pour financer une consommation régulière de cocaïne. Pourtant, le parquet a tenu à souligner que ce vol « n’avait rien d’alimentaire » — autrement dit, qu’il ne relevait pas de la survie immédiate, mais d’une appropriation délibérée d’un bien sensible.
Le ministère public avait requis douze mois d’emprisonnement, auxquels s’ajoutait la révocation d’un sursis probatoire en cours représentant deux mois supplémentaires. Le prévenu encourait jusqu’à sept ans de prison pour la détention et le vol d’une arme de guerre ou de service.
Une peine de huit mois, aménagement possible
Le tribunal a finalement prononcé une peine plus mesurée : huit mois d’emprisonnement. La juridiction a laissé la porte ouverte à un aménagement de peine, dont les modalités seront déterminées par le juge d’application des peines en fonction de la situation personnelle du condamné.
(Merci Rudy van Cappellen)
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Ce policier sera désormais doté d’un pistolet à eau comme arme de service.