Lundi 8 juin 2026, un homme a apporté grenades et mortier de la Seconde Guerre mondiale à la gendarmerie d’Albert. Les démineurs ont été appelés en urgence.

Somme : en voulant bien faire, il paralyse la gendarmerie d’Albert avec des munitions de la Seconde Guerre mondiale
Un habitant du secteur d’Albert a déposé lundi soir deux grenades quadrillées et un mortier datant de la Seconde Guerre mondiale directement à la gendarmerie. Ce geste, motivé par les meilleures intentions, a déclenché un protocole de sécurité strict et contraint les démineurs d’Amiens à intervenir en urgence.
Un périmètre de sécurité activé en fin de journée
C’est peu avant 18 heures, ce lundi 8 juin 2026, qu’un périmètre de sécurité a été mis en place autour de la gendarmerie d’Albert, dans la Somme, relate La Voix du Nord. À l’origine de cette mobilisation : un particulier qui venait de remettre aux militaires trois objets découverts dans un champ de la commune — deux grenades à corps quadrillé et un mortier, tous trois attribuables à la Seconde Guerre mondiale.
L’homme, convaincu d’agir de manière responsable en amenant sa trouvaille directement aux forces de l’ordre, ignorait les conséquences que son initiative allait entraîner. Si aucun danger immédiat n’a été signalé par la gendarmerie, le protocole de sécurité applicable à ce type de situation a néanmoins été immédiatement déclenché.
La brigade contrainte de suspendre son activité
Par mesure de précaution, l’accueil du public a été fermé dans le bâtiment principal de la gendarmerie. Les personnels ont été confinés selon les consignes en vigueur, le temps que la situation soit maîtrisée. Une brigade paralysée, non par une menace extérieure, mais par une initiative aussi bien intentionnée que maladroite.
Les démineurs basés à Amiens ont été contactés et étaient en route vers Albert peu avant 19 heures afin de prendre en charge les munitions et de procéder à leur neutralisation dans les règles de l’art.
Que faire en cas de découverte d’un engin explosif ?
Cet incident a fourni l’occasion aux gendarmes de rappeler la conduite à tenir face à une découverte similaire, qui reste fréquente dans les régions du nord de la France, anciens théâtres de combats.
La règle est claire et sans exception :
• Ne jamais toucher ni déplacer l’engin, quelle qu’en soit l’apparence ou l’état de conservation
• Éloigner immédiatement toute personne présente dans les environs
• Contacter sans délai les forces de l’ordre — gendarmerie ou police — au 17, afin qu’elles prennent le relais et sécurisent les lieux
Transporter soi-même des munitions anciennes, même avec la meilleure volonté du monde, présente des risques réels et peut compromettre l’intervention des spécialistes. Seuls les démineurs, dotés des équipements adaptés, sont habilités à manipuler et neutraliser ce type d’objet.
(Merci Yann Bourguignon)
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