Quatre policiers municipaux blessés à Orange par un groupe de 13 hommes : des peines avec sursis prononcées, la mairie RN fait immédiatement appel.

Orange : quatre policiers municipaux agressés par un groupe de treize hommes, la mairie conteste des peines jugées trop légères
Dans la nuit du 13 au 14 juin 2026, cinq policiers municipaux d’Orange ont été violemment pris à partie sur la colline Saint-Eutrope par un groupe de treize hommes en état d’ivresse. Quatre agents ont été blessés, certains grièvement. Deux jours plus tard, le tribunal de Carpentras prononçait des peines avec sursis — une décision aussitôt contestée en appel par la Ville d’Orange.
Une nuit sur la colline Saint-Eutrope
Tout commence grâce aux caméras de vidéosurveillance de la ville. Dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 juin 2026, les images alertent les forces de l’ordre d’une présence suspecte sur la colline Saint-Eutrope, site touristique et historique emblématique d’Orange, dans le Vaucluse. Cinq policiers municipaux se rendent sur place et découvrent un groupe de treize hommes fortement alcoolisés, originaires pour la plupart de la région marseillaise et du Gard, réunis dans le cadre d’un enterrement de vie de garçon.
Avant même l’arrivée des agents, le groupe s’était déjà attaqué au mobilier urbain aux abords de la Guinguette, fermée ce soir-là. L’arrivée des policiers ne calme pas les esprits : bien au contraire, la situation bascule dans la violence en quelques secondes.
Plus de vingt minutes de violence
Une violente mêlée éclate et dure plus de vingt minutes. Les cinq policiers municipaux se retrouvent seuls face à plusieurs membres du groupe déchaînés. Des renforts des PSIG d’Orange et de Carpentras doivent finalement intervenir pour mettre fin à l’affrontement et procéder aux interpellations. Trois des individus les plus agressifs sont maîtrisés sur place avant même l’arrivée des renforts, les autres appréhendés dans la foulée.
Un bilan physique lourd pour les agents
Le bilan médical est sévère pour les forces de l’ordre :
• Un agent mordu à la jambe
• Un agent victime d’une fracture du nez avec déplacement de la cloison nasale
• Deux agents présentant des visages tuméfiés
• Quatre agents au total placés en incapacité totale de travail (ITT) de sept jours
Des peines avec sursis qui font polémique
Le lundi 15 juin 2026, le tribunal judiciaire de Carpentras statue en comparution immédiate sur le sort de quatre prévenus poursuivis pour violences sur agents de la force publique. Le verdict prononce des peines comprises entre six et huit mois de prison… avec sursis intégral. Aucune peine ferme, malgré la gravité des blessures constatées et la durée de l’affrontement, relate Le Dauphiné.
La mairie d’Orange monte au créneau
La réaction municipale est immédiate et sans ambiguïté. Christophe Lesterlan, conseiller municipal délégué à la sécurité, s’exprime publiquement pour dénoncer ce qu’il qualifie de « lynchage pur et simple ». Il souligne le choc psychologique vécu par les agents, encore fragilisés deux jours après les faits.
La Ville RN d’Orange annonce faire appel du jugement du tribunal de Carpentras, estimant les peines notoirement insuffisantes au regard de la violence des actes commis. En parallèle, une cellule psychologique est mise en place pour accompagner l’ensemble des cinq policiers municipaux impliqués.
La question des violences contre les forces de l’ordre
Cette agression à Orange s’inscrit dans un contexte national préoccupant de multiplication des attaques contre les dépositaires de l’autorité publique. Elle relance le débat sur l’adéquation des réponses pénales face à ce type de violences. Le passage en appel devrait permettre à une juridiction supérieure de réexaminer les peines prononcées. L’affaire est à suivre.
(Merci Yann Bourguignon)
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.





