Une femme enceinte et ses deux enfants sont morts dans l’incendie de leur case à Koungou, Mayotte. L’origine du feu reste indéterminée.

Mayotte : une femme enceinte et ses deux enfants meurent dans l’incendie de leur case à Koungou
Trois membres d’une même famille ont perdu la vie dimanche soir dans l’incendie d’une habitation de tôle à Koungou, dans le nord de Mayotte. La victime, enceinte de sept mois, vivait seule avec ses deux enfants au moment du drame.
Un incendie ravageur dans un logement de fortune
L’incendie s’est déclenché aux alentours de 20 heures, heure locale (19 heures à Paris), dans un banga d’environ 50 mètres carrés situé à Koungou, rapporte BFMTV. Cette habitation précaire, construite en tôle, se trouvait dans une zone d’accès difficile, ce qui a compliqué l’intervention des secours, selon des informations relayées par le média local Mayotte La 1ère.
Les sapeurs-pompiers, dépêchés sur place, ont fini par maîtriser les flammes. Mais l’intervention n’a pas permis de sauver les occupants du logement. Une femme de 23 ans, enceinte, ainsi que ses deux enfants âgés d’un et trois ans, ont péri dans le sinistre.
Trois victimes, un père absent au moment des faits
Selon les informations recueillies par la gendarmerie, la victime principale était une ressortissante comorienne en situation irrégulière sur le territoire français. Elle résidait dans ce banga avec ses deux jeunes enfants. Le père de famille, lui, ne se trouvait pas sur les lieux au moment où l’incendie s’est déclaré.
L’origine du sinistre demeure à ce stade indéterminée. Les autorités n’ont pas communiqué d’éléments supplémentaires sur les circonstances exactes du drame, une enquête devant permettre d’en établir les causes.
Mayotte, confrontée à un habitat précaire persistant
Ce drame remet en lumière la question de l’habitat insalubre à Mayotte, département le plus pauvre de France. Selon les derniers chiffres de l’Insee, le territoire comptait 323 153 habitants au 1er janvier 2026, dont près de la moitié de nationalité étrangère, majoritairement comorienne.
Les cases en tôle, comme celle où s’est produit l’incendie, continuent de représenter une part considérable du parc immobilier local. D’après une enquête de l’Insee, ces bangas constituaient encore quatre logements sur dix début 2024, une proportion restée stable depuis près de trois décennies. Cette étude souligne que les occupants de ces habitations précaires sont fréquemment des adultes nés à l’étranger, accompagnés d’enfants nés sur le sol mahorais.
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