Un conducteur de BMW refuse un contrôle dans les Deux-Sèvres et tombe sur la herse robotisée des gendarmes : fonctionnement, portée et chiffres du phénomène.

Deux-Sèvres : une BMW refuse un contrôle et se fait piéger par la nouvelle herse robotisée des gendarmes
Dans la nuit du 25 au 26 septembre 2026, le conducteur d’une BMW E92 a tenté d’échapper à un contrôle des gendarmes dans les Deux-Sèvres. Sa fuite a été stoppée par un équipement récent : une herse électrique, déclenchée à distance. Les gendarmes du département ont détaillé son fonctionnement sur leurs réseaux sociaux le mercredi 30 septembre.
Un refus de contrôle stoppé net par la technologie
Au cours de la nuit du 25 au 26 septembre 2026, une patrouille de gendarmerie des Deux-Sèvres a demandé à un automobiliste de s’arrêter, relate Ouest-France. Au volant d’une BMW E92, celui-ci a choisi de ne pas obtempérer. Sa tentative de fuite a pourtant tourné court, car les militaires disposaient d’une herse robotisée, déployée sur la chaussée.
Le groupement de gendarmerie du département a rendu l’épisode public le 30 septembre. Il a rappelé que les refus d’obtempérer se multiplient, mais que les unités sont désormais équipées pour y répondre.
Une herse télécommandée, déployée en deux secondes
Contrairement au traditionnel stop-stick à jeter sous les roues, cette herse fonctionne à distance. Le dispositif est logé dans un boîtier gris d’environ quarante kilos. Une télécommande permet de le déclencher, à condition que le gendarme se trouve dans un rayon de 300 mètres.
Une fois activée, la herse se déploie en deux secondes seulement. Elle couvre alors toute la largeur de la chaussée, soit 4,35 mètres, et atteint les quatre pneus du véhicule, ce qui renforce son efficacité.
Un gain de sécurité pour les forces de l’ordre
Le principal avantage tient à la distance. Le militaire n’a plus besoin de se tenir près de la route ni des véhicules en fuite, où il s’expose aux manœuvres dangereuses de certains conducteurs. Un gendarme de Loire-Atlantique, qui utilise déjà ce matériel, expliquait en avril 2026 qu’il pouvait désormais rester en retrait, donc moins exposé.
Une hausse nette des refus d’obtempérer en 2025
Cette innovation s’inscrit dans un contexte préoccupant. Selon le ministère de l’Intérieur, qui a communiqué en juin 2026, les forces de sécurité intérieure ont enregistré 36 900 délits de refus de contrôle routier en 2025. Parmi eux figurent 28 200 refus d’obtempérer.
Le nombre de ces infractions a progressé de 9% en un an, un rythme bien supérieur à la hausse annuelle moyenne de 2% observée entre 2016 et 2025.
Un risque inutile, rappellent les gendarmes
Les gendarmes des Deux-Sèvres insistent sur un point : au-delà de la mise en danger des forces de l’ordre et des autres usagers, refuser de s’arrêter constitue une prise de risque inutile, aux lourdes conséquences pour le conducteur.
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