Douanes de Biriatou : 800 kg de drogues saisis dans un camping-car, valeur estimée à 14 M€. Le conducteur jugé le 12 octobre à Bayonne.

Pays basque : 800 kilos de drogues découverts dans un camping-car à la frontière espagnole
Les douaniers de Biriatou ont mis la main sur une cargaison de stupéfiants estimée à 14 millions d’euros, dissimulée dans la double paroi d’un camping-car en provenance d’Espagne. Le conducteur, un ressortissant allemand, a été présenté en comparution immédiate devant le tribunal de Bayonne.
Une saisie parmi les plus importantes de ces dernières années
Jeudi 3 septembre, les agents des douanes de Biriatou, dans les Pyrénées-Atlantiques, ont procédé à l’une des saisies de stupéfiants les plus conséquentes enregistrées ces dernières années au Pays basque, relate Ici Pays-basque. Lors du contrôle d’un camping-car venant de franchir la frontière espagnole, les douaniers ont découvert plus de 800 kilos de drogue soigneusement cachés dans la double paroi du véhicule.
La cargaison se composait de 334 kilos de cocaïne et 485 kilos de cannabis. Les services douaniers évaluent sa valeur marchande à au moins 14 millions d’euros.
Un axe frontalier sous haute tension
Cette opération illustre l’intensité du trafic de drogue qui transite par la frontière franco-espagnole, malgré une surveillance renforcée sur ce corridor stratégique. Quelques jours plus tôt, ce week-end, les gendarmes des Pyrénées-Orientales avaient déjà intercepté un convoi de trois véhicules acheminant près d’une tonne de cocaïne depuis l’Espagne.
Ces deux affaires, survenues à quelques jours d’intervalle, confirment l’ampleur des flux de stupéfiants qui traversent régulièrement les Pyrénées vers le territoire français.
Le conducteur présenté devant la justice
Le conducteur du camping-car, un père de famille allemand de 32 ans sans emploi, a été présenté en comparution immédiate devant le tribunal de Bayonne ce lundi 7 septembre. Il a demandé un délai afin de préparer sa défense. Le tribunal a donc renvoyé l’affaire au 12 octobre, tout en maintenant le prévenu en détention jusqu’à cette date.
Si la présomption d’innocence s’applique, l’homme reconnaît les faits qui lui sont reprochés. Il affirme toutefois n’avoir joué qu’un rôle de simple convoyeur, rémunéré 5 000 euros pour cette mission. Son avocate a confirmé auprès de la presse locale que son client ne disposait pas des moyens financiers nécessaires pour acquérir le véhicule ou son contenu.
(Merci Yann Bourguignon)
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