Un vice-président de tribunal est soupçonné d’avoir filmé une compagne à son insu et diffusé une vidéo intime. Il a été placé en garde à vue à Paris.

C’est une affaire aussi rare que sensible qui secoue l’institution judiciaire. Un vice-président d’un tribunal judiciaire du centre de la France, âgé de 50 ans, a été placé en garde à vue dans une enquête pour revenge porn. Il est soupçonné d’avoir filmée une ancienne compagne à son insu lors d’un rapport sexuel, avant de diffuser la vidéo dans un but de vengeance, après leur rupture.
L’enquête, ouverte à Paris pour atteinte à l’intimité de la vie privée et confiée à deux juges d’instruction, est menée par les services spécialisés de la BRDP et de l’OCRVP. Une perquisition a été menée non seulement au domicile du magistrat mais également dans les locaux du tribunal où il exerce, un fait exceptionnel dans la magistrature.
Le magistrat, actuellement en couple avec une autre collègue, nie les faits. Il a été remis en liberté après 48 heures de garde à vue, en attendant les résultats des analyses des supports numériques saisis. À ce stade, il bénéficie de la présomption d’innocence, et l’information judiciaire suit son cours.
Cette affaire survient dans un contexte tendu pour la magistrature française, après la condamnation récente d’un juge d’instruction à Marseille pour escroquerie, et la comparution d’un ancien procureur pour violences conjugales. Si ces cas restent exceptionnels, ils posent avec acuité la question de l’exemplarité dans un corps chargé de dire le droit.
Pour en savoir plus : Le Parisien (abonnés)
(Merci Rudy van Cappellen)
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wah, quand mĂŞme.. pfiou hallucinant