Dans les Alpes-Maritimes, les trafiquants de drogue condamnés ne percevront plus d’allocations sociales. Une mesure inédite lancée à Cannes, validée par le procureur de Grasse, qui pourrait faire jurisprudence au niveau national.

Cannes frappe fort : les trafiquants condamnés bientôt exclus du système d’aides sociales
Cannes (Alpes-Maritimes) – C’est une décision sans précédent dans l’arsenal de lutte contre le trafic de stupéfiants. Selon les informations d’Ici Azur, depuis le 11 juillet 2025, les trafiquants de drogue condamnés dans les Alpes-Maritimes verront leurs prestations sociales recalculées – voire supprimées – en tenant compte des revenus illicites issus de la revente de stupéfiants.
Cette mesure, initiée par David Lisnard, maire de Cannes, a reçu l’aval du procureur de la République de Grasse, marquant ainsi une première en France. Elle a été rendue possible grâce à la signature d’un protocole d’accord entre plusieurs institutions : la CAF des Alpes-Maritimes, les parquets de Grasse et de Nice, ainsi que les forces de l’ordre, incluant la police nationale et la gendarmerie départementale.
Des aides supprimées ou à rembourser
L’objectif est clair : frapper les trafiquants au portefeuille. Les condamnés pour trafic de drogue verront leurs revenus criminels intégrés dans l’évaluation de leurs droits sociaux. En conséquence, certains pourront perdre leurs allocations, d’autres devront rembourser les aides indûment perçues.
Cette requalification des ressources marque un tournant dans la politique sociale locale. Elle vise à rompre l’impunité économique de certains délinquants, tout en soulignant le rôle de l’État-providence qui ne doit pas, selon les signataires du protocole, subventionner indirectement les activités criminelles.
Une volonté d’aller plus loin
Pour David Lisnard, cette avancée ne suffit pas. L’élu LR milite également pour que les maires aient le pouvoir d’expulser, sous contrôle judiciaire, les délinquants condamnés occupant des logements sociaux. Il défend depuis plusieurs mois cette ligne dure face à une criminalité enracinée dans certains quartiers.
La mesure pourrait, à terme, être étendue à l’ensemble du territoire national, selon son efficacité dans les Alpes-Maritimes. Elle ouvre en tout cas un nouveau front dans la lutte contre les trafics, mêlant sanction judiciaire et privation de droits sociaux.
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J’espère que le tribunal, les Droits de l’homme et que sais je encore ne vont pas annuler ce Protocole