Après le meurtre de la jeune Louise, 11 ans, à Longjumeau en février, les parents du principal suspect sont mis en examen pour non-dénonciation de crime et subornation de témoin. Ils sont soupçonnés d’avoir renforcé un faux alibi afin de protéger leur fils.

Meurtre de Louise à Longjumeau : les parents du suspect poursuivis pour avoir tenté d’entraver l’enquête
L’affaire avait bouleversé la commune d’Épinay-sur-Orge (Essonne) début février. Louise, une collégienne de 11 ans, avait été retrouvée assassinée dans un bois situé à Longjumeau, à quelques centaines de mètres de son établissement scolaire. Cinq mois plus tard, selon les informations du Parisien, c’est un nouveau rebondissement judiciaire qui vient alourdir ce drame : les parents du principal suspect viennent d’être mis en examen.
Une enquête qui remonte jusqu’à la cellule familiale
Selon le procureur de la République d’Évry, Grégoire Dulin, les deux parents du suspect, âgés de 49 et 48 ans, sont mis en examen pour non-dénonciation de crime, destruction de preuves et subornation de témoin. Lors de leur première comparution devant les magistrats instructeurs, ils ont choisi de garder le silence. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire.
Déjà en février, les parents avaient été placés en garde à vue. À l’époque, ils avaient nié toute connaissance des faits imputés à leur fils, affirmant qu’il était resté à la maison le jour du drame. Une version remise en question par l’enquête.
Mensonges et alibi fabriqué
D’après les éléments recueillis, la mère et la compagne du suspect auraient conforté un faux alibi en affirmant qu’il n’avait pas quitté le domicile familial l’après-midi du 7 février. La mère aurait même soutenu qu’il était présent toute la journée. Pourtant, des images de vidéosurveillance l’identifient ailleurs, et il a été reconnu par des témoins, dont sa propre sœur.
Le père aurait également feint de ne pas reconnaître son fils sur les enregistrements. Tous deux sont désormais poursuivis pour avoir intentionnellement tenté de détourner le cours de l’enquête.
Une affaire marquée par la préméditation
Le suspect principal, âgé de 23 ans, étudiant en BTS informatique, avait dans un premier temps nié les faits en garde à vue avant de passer aux aveux. Il a expliqué avoir abordé Louise dans l’après-midi du 7 février alors qu’elle portait son téléphone autour du cou. Il l’aurait attirée dans le bois des Templiers, sous prétexte d’y avoir perdu un objet.
Arrivés à l’écart, il lui aurait demandé de l’argent en la menaçant d’un couteau. Lorsqu’elle s’est mise à crier, il l’aurait fait tomber au sol et poignardée à plusieurs reprises. Ce même individu avait déjà abordé une autre collégienne trois jours auparavant dans des circonstances troublantes.
La compagne également mise en cause
La petite amie du suspect, âgée elle aussi de 23 ans, est également mise en examen pour non-dénonciation de crime. Elle aurait participé à l’élaboration du faux alibi et a, comme les parents, été placée sous contrôle judiciaire.
Un dossier judiciaire Ă forts enjeux
Cette affaire, désormais élargie aux proches du suspect, révèle à quel point l’entourage a pu tenter d’influencer les investigations. Le rôle actif de certains membres de la famille pourrait peser lourd dans le dossier, tant sur le plan judiciaire que moral.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.





