À Durnes, dans le Doubs, onze cadavres de chiens ont été retrouvés en décomposition dans une maison insalubre. Trois survivants, traumatisés, ont été secourus. La propriétaire, déjà condamnée pour maltraitance en 2024, est visée par une nouvelle enquête.

Une intervention choc dans une maison insalubre
Le jeudi 14 août 2025, selon les informations de France Info, les gendarmes et les bénévoles de la SPA de Besançon ont fait une découverte d’une rare horreur dans une habitation de Durnes, dans le Doubs. Prévenus en matinée, ils se rendent sur place aux alentours de 11 h, accompagnés de Xavier Garcia, président de la SPA locale.
Dès l’approche, une odeur pestilentielle les saisit. Personne ne répond à la porte. “On a pris nos responsabilités et on a cassé la porte pour entrer”, explique Xavier Garcia.
Des chiens morts et d’autres agonisants
À l’intérieur, la scène est apocalyptique : sol jonché de détritus, excréments étalés partout, odeur irrespirable. Trois chiens faméliques survivent au milieu des immondices, buvant leur propre urine.
La découverte la plus macabre se fait dans la maison et le cabanon du jardin : onze cadavres de chiens, dont cinq adultes et six chiots, en décomposition avancée. “Certains corps se disloquaient quand on essayait de les prendre”, rapporte Xavier Garcia. Les animaux retrouvés morts sont principalement des chiens de ferme, des bergers et des croisés patou. Les survivants, extrêmement craintifs, ont été conduits au refuge des Longeaux. Un chat a également été secouru.
Une propriétaire déjà condamnée
Rapidement identifiée, la propriétaire, Christelle T., 41 ans, est connue de la justice. En décembre 2024, elle avait été condamnée pour maltraitance sur des poneys au parc Micaud, à Besançon. Malgré la gravité des faits, aucune interdiction de détenir des animaux ne lui avait été imposée, une décision vivement critiquée par les associations de protection animale.
Xavier Garcia, qui suit cette affaire depuis cinq ans, dénonce une faille judiciaire : “On passe nos journées à ramasser des cadavres alors qu’elle ne devrait plus avoir le droit de posséder d’animaux.”
Nouvelle plainte et enquĂŞte en cours
Une pétition de voisins, alertant sur les conditions de vie des animaux dans cette maison, circulait depuis plusieurs semaines. Le maire était également informé de la situation.
Jeudi soir, Christelle T. a été placée en garde à vue à la gendarmerie d’Ornans, avant d’être remise en liberté. Une enquête est en cours pour déterminer les responsabilités et d’éventuelles sanctions supplémentaires.
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