À Nantes, un étudiant en école d’ingénieurs a été exclu pour avoir caché des caméras dans les chambres de jeunes femmes du campus. Dix plaintes ont été déposées et une enquête est en cours.

Des caméras découvertes dans les prises électriques
Le 26 avril, selon les informations de Presse Océan, une étudiante de l’Institut Catholique d’Arts et Métiers (Icam), situé à Carquefou près de Nantes, a fait une découverte glaçante. Confrontée à un problème électrique dans sa chambre, elle démonte une prise murale et y trouve un dispositif de surveillance miniature soigneusement dissimulé.
Alertée, la direction du campus a immédiatement pris des mesures de sécurité et prévenu les autorités judiciaires.
Dix victimes identifiées
Selon les informations confirmées par le procureur de Nantes, Antoine Leroy, dix jeunes femmes ont déposé plainte. Parmi elles, cinq ont subi la captation d’images intimes et cinq autres ont constaté des intrusions dans leur chambre.
Une enquête a été confiée à la brigade de Carquefou et les investigations se poursuivent pour déterminer l’usage qui a pu être fait de ces enregistrements.
L’étudiant exclu et visé par une enquête
Le mis en cause, étudiant de deuxième année, travaillait par ailleurs dans la résidence étudiante pour effectuer des petits travaux. Une activité qui lui donnait accès aux logements et renforçait la confiance qu’on lui accordait.
Le 6 mai, il a été définitivement exclu de l’école.
Soutien psychologique et mesures renforcées
Dans un communiqué publié le 21 août, l’Icam a condamné ces faits « inacceptables » et annoncé la mise en place d’une cellule d’écoute et de soutien psychologique pour les victimes.
Un diagnostic sur la qualité de vie étudiante sera également mené à la rentrée 2025 par le cabinet « Égalité à la page », spécialisé dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.
(Merci Fabrice Guérault)
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