Le Premier ministre Sébastien Lecornu fait l’objet d’une plainte déposée devant la Cour de justice de la République. Il est accusé d’avoir laissé croire qu’il détenait un master 2 de droit public.

Une plainte déposée contre le chef du gouvernement
Le Syndicat national des agents publics de l’Éducation nationale (Snapen) a annoncé avoir déposé plainte contre Sébastien Lecornu. Le Premier ministre est accusé d’avoir laissé entendre qu’il possédait un master 2 en droit public, alors qu’il n’aurait validé qu’une maîtrise (équivalent à un master 1) à l’université Paris 2 Panthéon-Assas.
La plainte a été adressée à la commission des requêtes de la Cour de justice de la République, a indiqué ce lundi 29 septembre l’avocat du syndicat, Me Vincent Brengarth.
Une affaire révélée par la presse
L’affaire a éclaté le 19 septembre, après une enquête de Mediapart. Le média a révélé que plusieurs biographies officielles, des présentations universitaires et même la page LinkedIn de Sébastien Lecornu mentionnaient un master de droit public qu’il n’aurait pas obtenu.
La défense de Sébastien Lecornu
Interrogé par Le Parisien vendredi dernier, le Premier ministre a précisé avoir “validé une maîtrise en droit, donc un master 1”. Il a dénoncé une “fausse polémique” et dit y voir “une forme de mépris social”.
Depuis la réforme LMD (licence-master-doctorat) dans les années 2000, la maîtrise (bac +4) a été remplacée par le master (bac +5). Sur son site officiel, Sébastien Lecornu indique désormais simplement avoir suivi des “études de droit à l’université Paris 2 Panthéon-Assas”.
Un enjeu de transparence et de crédibilité
Dans la plainte consultée par l’AFP, le Snapen reproche au chef du gouvernement d’avoir voulu “faire croire” qu’il détenait un diplôme qu’il n’avait pas validé. “Aucun diplôme n’est requis pour être membre d’un gouvernement et l’absence d’un master 2 ne traduit pas une incompétence”, a rappelé Me Brengarth.
Cependant, l’avocat estime que ce manque de transparence peut “porter atteinte à la crédibilité de la certification par les universités publiques françaises, à l’égalité républicaine et à l’honneur des enseignants-chercheurs”.
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Franchement, ce syndicat, ces mĂ©dias n’ont rien d’autre Ă faire ?? Ils ne savent que chercher des embrouilles…. Bien sĂ»r, il n’est pas de gauche….
Le principal c’est qu’il fasse son travail, qu’il fasse ce qu’il faut pour la France.
Triste France
Notre ministre a bien raison de déposer plainte pour diffamation.