Une avocate de 51 ans, en état d’agitation extrême, a profané la tombe du soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe avant de mordre un policier. Contrôlée positive aux stupéfiants, elle a été hospitalisée d’office avant sa garde à vue.

Une profanation inédite sous l’Arc de Triomphe
Jeudi 9 octobre 2025, aux alentours de 15h45, une scène surréaliste s’est déroulée au cœur de Paris, sur la place Charles-de-Gaulle, sous l’un des symboles les plus sacrés de la République française : la tombe du soldat inconnu.
Selon les premières constatations, rapportées par Le Parisien, une avocate de 51 ans, inscrite au barreau de Meaux (Seine-et-Marne), a franchi les chaînes de sécurité entourant la sépulture avant d’arracher violemment plusieurs gerbes de fleurs déposées en hommage aux soldats morts pour la France.
Des témoins, médusés, ont décrit un comportement “étrange et incohérent”. Rapidement alertée, une patrouille de police est intervenue pour la stopper. Mais la quinquagénaire a tenté de regagner sa voiture, garée à proximité, pour prendre la fuite.
Une interpellation mouvementée et violente
D’après les éléments rapportés par Paris Match et confirmés par Le Parisien, un fonctionnaire s’est placé devant le véhicule afin d’empêcher la mise en mouvement. L’avocate a alors démarré lentement, heurtant les jambes du policier.
Les renforts, arrivés quelques instants plus tard, ont réussi à l’extraire de son habitacle, non sans mal. En proie à une agitation extrême, elle aurait mordu un policier au poignet et insulté à plusieurs reprises les agents.
Face à cet épisode de violence, les forces de l’ordre ont décidé de reporter son placement en garde à vue compte tenu de son état. Les tests toxicologiques pratiqués se sont révélés positifs aux stupéfiants, confirmant une altération majeure de son discernement.
Évaluation psychiatrique et suites judiciaires
L’avocate a été transférée à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police (IPPP) pour une évaluation complète de son état mental. Le parquet de Paris a ordonné qu’à sa sortie, elle soit placée en garde à vue pour répondre de plusieurs chefs d’accusation, dont :
Violation de sépulture, Refus d’obtempérer, Violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique, Outrage, Rébellion, Conduite sous stupéfiants.
Un lieu de mémoire déjà profané par le passé
Cette nouvelle affaire relance le débat sur la protection du haut lieu de mémoire nationale qu’est la tombe du soldat inconnu. En 2025 déjà , un homme avait été condamné à trois mois de prison avec sursis pour avoir allumé sa cigarette à la flamme éternelle.
Inaugurée en 1921, cette sépulture abrite les restes d’un poilu non identifié de la Première Guerre mondiale et symbolise le sacrifice de tous les soldats morts pour la France.
L’incident du 9 octobre, survenu en plein après-midi et commis par une représentante du barreau, a profondément choqué les témoins comme les autorités. Le ministère des Armées a rappelé « la portée symbolique et sacrée » de ce monument, dédié à la mémoire collective.
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