Trois jeunes ont été condamnés par le tribunal de Dax pour avoir cambriolé 42 églises dans les Landes, le Béarn et le Pays basque. Une véritable organisation de revente d’objets liturgiques a été démantelée. Peines de prison, pertes patrimoniales et enquête toujours en cours.

Une organisation criminelle ciblant les lieux de culte démantelée à Dax
Un vaste réseau de cambriolages jugé
Le tribunal correctionnel de Dax a condamné trois jeunes hommes pour une série impressionnante de vols dans 42 églises réparties entre les Landes, le Béarn et le Pays basque, commis entre mai et septembre, relate France Info. Les deux principaux auteurs écopent de trois ans de prison, dont un an ferme, tandis que leur complice, chargé de faire le guet, a été condamné à deux ans de prison avec sursis.
Un mode opératoire bien rodé
Selon le procureur, les mis en cause avaient mis en place une véritable « industrie du vol » : intrusion discrète dans les édifices religieux, forçage des tabernacles et des autels, vol d’objets liturgiques en métaux précieux, revente systématique dans une boutique de rachat d’or basée à Dax
L’interpellation, survenue le 4 septembre, a permis la saisie d’environ 30 objets, restitués au diocèse de Bayonne. En revanche, aucun objet du diocèse d’Aire-et-Dax n’a pu être récupéré, ceux-ci ayant été fondus ou vendus définitivement.
Des profils jeunes et sans emploi
Les prévenus, âgés d’une vingtaine d’années et sans activité professionnelle, ont expliqué avoir agi par appât du gain et besoin d’argent immédiat. Leur activité criminelle leur aurait permis de générer plusieurs milliers d’euros en quelques semaines.
Le receleur également condamné
Le gérant de la boutique de rachat d’or, considéré comme receleur, a été condamné à deux ans de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende
Seul le diocèse de Bayonne s’est constitué partie civile. Les trois jeunes devront lui verser 300 euros de dommages-intérêts pour le préjudice moral.
Un patrimoine religieux lourdement touché
Au-delà de la valeur financière, la disparition d’objets liturgiques représente une atteinte symbolique et patrimoniale majeure. L’enquête administrative se poursuit pour évaluer l’étendue des pertes et déterminer si d’autres personnes sont impliquées dans ce trafic.
Cette affaire met en lumière la vulnérabilité des édifices religieux ruraux et la montée d’un phénomène de pillage du patrimoine sacré à des fins lucratives. La justice entend désormais remonter toute la filière de revente afin d’empêcher la reconstitution de réseaux similaires.
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peine exemplaire par excellence, tout pour recommencer ou pour inciter d’autres a faire de mĂŞme.
Une fois de plus la justice n’a pas Ă©tĂ© Ă la hauteur suite au prĂ©judice subi. Ces peines lĂ©gères ne sont pas du tout dissuasive.
Une fois de plus la justice n’a pas Ă©tĂ© Ă la hauteur suite au prĂ©judice subi. Ces peines lĂ©gères ne sont pas du tout dissuasives.