Une enquête administrative a été ouverte par la Préfecture de police de Paris suite à la diffusion d’une photographie montrant des agents en uniforme, cagoulés, posant avec une banderole féministe retournée. Découvrez les détails de la polémique et les réactions politiques.

Paris : une enquête ouverte après une photo polémique de policiers cagoulés
La Préfecture de police de Paris a confirmé ce samedi l’ouverture d’une enquête administrative. En cause : un cliché diffusé par la presse montrant une quinzaine d’agents posant, visages dissimulés, derrière une banderole confisquée lors d’une manifestation féministe, relate BFMTV.
C’est une image qui suscite de vives réactions depuis sa publication ce week-end. Révélée par le média Blast, la photographie met en scène un groupe de policiers en tenue, cagoulés, exhibant une banderole noire portant l’inscription « Antifa Féministes contre la transphobie & le racisme ». La mise en scène, où le calicot est tenu à l’envers, interroge sur le respect de la déontologie au sein des forces de l’ordre.
Une mise en scène aux codes « hooligans »
Selon les éléments rapportés, le cliché aurait été pris à l’intérieur d’un commissariat. La banderole en question aurait été saisie par les forces de l’ordre lors de la manifestation contre les violences sexistes et sexuelles qui s’est tenue à Paris le 22 novembre dernier.
Ce qui choquerait particulièrement dans cette affaire, c’est la symbolique utilisée. Le fait de poser masqué avec le matériel d’un groupe adverse retourné vers le bas est une pratique visuelle directement empruntée à la culture « hooligan » ou aux groupes ultras. Cette posture de « trophée de guerre » suggère, selon les observateurs, que ces fonctionnaires se positionnent non pas comme des gardiens de la paix, mais comme des adversaires idéologiques des mouvements féministes et antiracistes présents lors du cortège.
La Préfecture de police saisit l’IGPN
Face à l’ampleur de la polémique sur les réseaux sociaux, les autorités n’ont pas tardé à réagir. La Préfecture de police de Paris a indiqué avoir été alertée dès vendredi de l’existence de cette image.
Dans une déclaration transmise à l’AFP, l’institution confirme que ses services ont « immédiatement ouvert une enquête administrative ». L’objectif sera d’identifier formellement les agents présents sur la photo et de déterminer les sanctions disciplinaires applicables pour ce manquement aux devoirs de réserve et d’exemplarité.
Indignation politique Ă gauche
La diffusion de cette image a provoqué une levée de boucliers immédiate au sein de l’opposition politique, particulièrement à l’extrême-gauche. Jean-Luc Mélenchon (LFI) a vivement condamné l’attitude des agents sur la plateforme X, estimant qu’ils « déshonorent leur uniforme ». Il a également pointé du doigt le silence de la hiérarchie policière, y voyant un signe inquiétant pour la sécurité des femmes face à de tels comportements.
De son côté, le député écologiste de Paris, Pouria Amirshahi, a dénoncé une dérive inquiétante, qualifiant les agissements de ces policiers de « vulgaires hooligans » adoptant des « codes de miliciens ». Dans un communiqué, l’élu a interpellé directement le ministre de l’Intérieur, rappelant que la police républicaine se doit d’être la garante des libertés publiques et non le relais d’une « esthétique de nervis violents ».
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.







stop c’est honteux et ils sont censĂ©s nous dĂ©fendre et qu’ont les punissent
LĂ on s’est bien demandĂ© que ces policiers soient punis…
Mais lorsque nos FDO sont agressĂ©es, que l’on a des militaires blessĂ©s, on n’entend personne…
Effectivement nos FDO sont lĂ pour nous protĂ©ger, mais ils ne sont pas lĂ pour se faire agresser, insulter…
Soutien indéfectible à toutes nos FDO
Étonnant
Ceux qui avaient arrachĂ© Ă des manifestants des drapeaux Français et qui les avaient piĂ©tinĂ© n’ont jamais Ă©tĂ© inquiĂ©tĂ©s ,eux
Le Préfet Nunez penche à gauche ?