Un homme de 26 ans a été abattu lors d’un vol de chaîne en or à Pointe-à -Pitre le 3 janvier 2026. Son ami, blessé par balle, est hors de danger. Premier homicide de l’année dans l’archipel.

Un homme de 26 ans tué par balle pour une chaîne en or à Pointe-à -Pitre
Trois jours après le réveillon, la Guadeloupe enregistre son premier homicide de l’année 2026, relate Le Figaro. Un jeune homme a été abattu samedi matin lors d’un vol à main armée dans les rues de Pointe-à -Pitre. Son compagnon, également visé, a survécu à ses blessures.
Une agression mortelle en pleine journée
Le samedi 3 janvier en matinée, deux jeunes hommes circulaient à Pointe-à -Pitre lorsqu’ils ont été pris pour cible par des agresseurs armés. La victime principale, âgée de 26 ans, portait une chaîne en or qui aurait motivé l’attaque selon les premières constatations des enquêteurs. Les assaillants ont ouvert le feu sans sommation, touchant mortellement le jeune homme.
Son ami de 25 ans, présent lors des faits, a également reçu un projectile. Transporté en urgence à l’hôpital, il a pu être pris en charge par les équipes médicales. Son état, bien que nécessitant une surveillance, n’inspire pas d’inquiétude majeure selon les autorités sanitaires.
Un vol de bijou qui tourne au drame
Les investigations menées par les services de police pointent vers un vol ciblé. La chaîne en or portée par la victime constituerait le mobile principal de cette agression létale. Ce type de braquage violent pour des biens matériels de valeur relative illustre une tendance préoccupante observée depuis plusieurs mois dans l’archipel.
Les forces de l’ordre ont ouvert une enquête pour homicide volontaire et tentative d’homicide. Les auteurs des tirs, actuellement en fuite, font l’objet de recherches actives. Aucune interpellation n’avait été effectuée en début de week-end.
Le spectre d’une année 2025 particulièrement meurtrière
Ce décès intervient dans un contexte sécuritaire tendu pour la Guadeloupe. L’année 2025 s’est achevée avec un bilan dramatique de 52 homicides recensés sur le territoire, dont plus de la moitié impliquant des armes à feu. Vingt-sept personnes ont ainsi perdu la vie sous les balles en douze mois.
Cette accumulation de violences armées questionne l’efficacité des dispositifs de prévention et de répression mis en place par les autorités. La facilité d’accès aux armes létales et leur utilisation pour des motifs parfois dérisoires alimentent un sentiment d’insécurité croissant au sein de la population.
Appels à une réponse sécuritaire renforcée
Les acteurs locaux, associations de quartier comme représentants des habitants, réclament une mobilisation accrue des pouvoirs publics. La banalisation de la violence armée dans des zones urbaines fréquentées en plein jour suscite une vive inquiétude. Les demandes portent notamment sur un renforcement de la présence policière dans les secteurs sensibles et une lutte plus déterminée contre les filières d’approvisionnement en armes.
Cette tragédie du 3 janvier relance également les discussions sur les stratégies à long terme pour briser le cercle vicieux de la délinquance violente. Entre trafics d’armes, économie parallèle et règlements de comptes, la Guadeloupe cherche des solutions durables pour enrayer cette spirale meurtrière qui frappe particulièrement sa jeunesse.
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