Coup dur pour l’association PEP 42 à Saint-Étienne. Victime d’un cambriolage ce week-end, la structure a perdu sept véhicules indispensables au transport d’enfants handicapés. Une enquête de police est en cours.

Saint-Étienne : une association pour enfants handicapés privée de ses véhicules après un raid nocturne
Les locaux de l’association des Pupilles de l’enseignement public (PEP 42) ont été la cible d’un cambriolage d’envergure dans le quartier de Monthieu. Sept véhicules de service ont été dérobés, compromettant temporairement le suivi des jeunes en situation de handicap.
C’est une découverte amère qu’ont faite les salariés de l’association ce lundi 19 janvier, à leur prise de service. Durant le week-end, très probablement dans la nuit du vendredi 16 au samedi 17 janvier, leurs bureaux stéphanois ont été visités par effraction.
Le ou les malfaiteurs ont pénétré dans l’établissement en forçant une fenêtre donnant sur l’extérieur. Une fois à l’intérieur, ils ont fait main basse sur plusieurs téléphones professionnels et deux cartes de carburant, mais leur objectif principal semblait être la logistique de la structure : les clés des véhicules de l’association ont été systématiquement dérobées.
Sept voitures volées, deux incendiées
Le bilan matériel est lourd pour cette structure sociale. Au total, sept voitures stationnées sur le parking privé de l’association ont été subtilisées. Selon Ghalia Délih, directrice des services de PEP 42, deux de ces automobiles ont déjà été localisées par les forces de l’ordre : elles ont été retrouvées entièrement calcinées, ne laissant aucun espoir de récupération.
Une plainte a été officiellement déposée pour vol avec effraction. Les experts de la police scientifique se sont rendus sur place afin de procéder aux relevés d’empreintes et d’indices, tandis qu’une enquête a été ouverte pour identifier les auteurs de ces faits.
Des enfants privés de soins
Au-delà du préjudice financier, c’est l’impact humain qui préoccupe la direction. L’association assure quotidiennement le transport et l’accompagnement d’enfants souffrant de déficiences intellectuelles ou visuelles. Sans véhicule, les éducateurs et soignants se retrouvent dans l’incapacité de se rendre au domicile des familles ou dans les établissements scolaires.
“C’est leur outil de travail, ils ne peuvent pas faire sans”, déplore la direction. Conséquence directe : ce lundi, les services d’accompagnement éducatif et de soins ont dû être suspendus.
Face à l’urgence, la solidarité s’est organisée. Dès le mardi 20 janvier, l’activité a pu reprendre partiellement grâce au prêt de véhicules par d’autres structures partenaires, permettant d’assurer de nouveau le lien vital avec les jeunes bénéficiaires.
(Merci Yann Bourguignon)
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C’est honteux de voler les vĂ©hicules qui servent pour des enfants handicapĂ©s… Ce sont des abrutis, des racailles… J’espère que ces individus seront retrouvĂ©s…