Huit personnes, âgées de 24 à 35 ans, ont été mises en examen à Paris pour trafic de stupéfiants. La police a saisi 79 kg de cannabis, de la cocaïne, des armes et de l’argent.

Trafic de stupéfiants : huit mises en examen après 79 kg de cannabis saisis, des armes et 30 000 euros retrouvés
Une enquête déclenchée à l’automne 2025 a conduit à l’interpellation de huit suspects entre Paris, Les Ulis (Essonne) et Romainville (Seine-Saint-Denis). La procédure vise un trafic de cocaïne et de cannabis, avec des déplacements jusque vers Le Havre et plusieurs villes de province, relate Le Parisien.
Une piste ouverte en septembre 2025
Tout démarre le 15 septembre 2025, lorsqu’une information parvient aux enquêteurs de la brigade des stupéfiants au sujet d’un couple soupçonné d’écouler de la cocaïne, au gramme comme en quantités plus importantes, à Paris et en proche banlieue. Les policiers placent les deux personnes sous surveillance et documentent plusieurs rendez-vous présentés comme des livraisons, notamment dans le secteur de la rue Haxo, dans le XXe arrondissement.
Au fil des semaines, les déplacements repérés se multiplient : Créteil (Val-de-Marne), des adresses à Paris, puis Pantin (Seine-Saint-Denis), Suresnes et Puteaux (Hauts-de-Seine). Les éléments collectés orientent ensuite les investigations vers le sud de l’Île-de-France, où des contacts sont observés aux Ulis, dans une résidence où se trouve aussi un point de deal.
Des trajets en convoi jusqu’au Havre
Les enquêteurs soupçonnent alors l’existence d’une organisation plus large, structurée autour de la revente en « semi-gros » et de l’approvisionnement d’autres revendeurs. Des véhicules sont suivis et certains lieux de rencontre font l’objet de surveillances, tandis que des échanges jugés explicites sont versés au dossier.
Les investigations décrivent des allers-retours en Île-de-France et en province, à la fois pour livrer et pour se fournir. Un déplacement en convoi vers le secteur du Havre (Seine-Maritime) attire particulièrement l’attention des enquêteurs, qui le relient à un possible achat de cocaïne.
D’autres déplacements, présentés comme rapides, sont également évoqués dans la procédure vers Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), Le Mans (Sarthe), Caen (Calvados) et Mantes-la-Jolie (Yvelines). Les policiers relèvent l’usage de véhicules équipés de caches et la manipulation de sacs contenant des boîtes carrées, décrites comme typiques des pains de cocaïne.
Huit interpellations, stupéfiants et armes saisis
Le mardi 10 février 2026, une opération coordonnée conduit à l’interpellation de huit personnes aux Ulis, à Romainville et à Paris. Elles sont placées en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire, porte de Clichy, avant d’être présentées à la justice.
Lors des perquisitions, les enquêteurs saisissent 79 kg de cannabis, 500 g de cocaïne et près de 30,000 euros en numéraire. Des gilets pare-balles, un gyrophare bleu, des armes de poing, ainsi qu’un HK MP5 et des munitions figurent également parmi les saisies.
Mise en examen et suite de l’enquête
Vendredi à Paris, sept hommes et une femme, âgés de 24 à 35 ans, sont mis en examen des chefs de trafic de stupéfiants et d’association de malfaiteurs, puis placés en détention provisoire. Les enquêteurs soupçonnent un trafic actif depuis septembre 2025, avec un gain estimé à 833,000 euros sur la période, selon les éléments versés au dossier.
Au cours des auditions, une personne présentée comme « nourrice » indique être rémunérée pour garder la marchandise, sans détailler l’identité de ceux qui l’emploieraient. Les autres mis en cause n’auraient pas fait de déclarations sur le fond, et de nombreux téléphones saisis doivent être exploités par les enquêteurs spécialisés pour en analyser le contenu.
Sollicités par Le Parisien, les conseils de la défense n’ont pas souhaité commenter l’affaire à ce stade.
(Merci Rudy van Cappellen)
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