Un officier supérieur ivoirien en formation à Paris reste incarcéré après sa mise en examen pour le viol de sa nièce. La justice française refuse sa remise en liberté.

Paris : un officier supérieur ivoirien maintenu en détention provisoire pour le viol de sa nièce
Venu suivre une formation en France, un militaire ivoirien de 39 ans se retrouve derrière les barreaux après la mise en examen dont il fait l’objet pour le viol de sa nièce de 20 ans. Mardi matin, la chambre de l’instruction de Paris a refusé de le placer sous contrôle judiciaire, suivant les réquisitions du parquet.
Un militaire étranger interpellé avant de quitter le territoire
Le 9 avril, une jeune femme de 20 ans se présente au commissariat des Ve et VIe arrondissements de Paris pour déposer plainte contre un membre de sa propre famille, relate Le Parisien. Elle décrit des faits d’agression sexuelle commis par son oncle, officier supérieur dans l’armée ivoirienne, au domicile de sa grand-mère dans la capitale.
Selon son récit, l’homme l’aurait rejointe dans sa chambre, lui aurait relevé son t-shirt et l’aurait agressée sexuellement, avant de tenter de poursuivre les violences dans les toilettes de l’appartement. Un jour d’incapacité totale de travail a été prescrit à la victime. Ses déclarations ont été jugées crédibles au regard des premiers éléments de l’enquête.
Présent en France dans le cadre d’une formation à la sécurité routière, l’officier a été interpellé quelques jours après le dépôt de plainte, alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour rentrer en Côte d’Ivoire. Placé en garde à vue, il a nié tout comportement délictueux, affirmant que sa nièce était consentante.
La grand-mère, témoin clé du récit de la victime
Avant même de saisir les autorités, la jeune femme s’était confiée à sa grand-mère — également la mère du mis en cause. Cette dernière a confirmé les propos de sa petite-fille aux enquêteurs, apportant un élément de corroboration significatif au dossier. L’officier a été mis en examen et placé en détention provisoire dans la foulée de son interpellation.
Tentative de règlement à l’amiable et pression sur la victime
À l’audience de ce mardi, l’avocat de la défense a plaidé en faveur d’un placement sous contrôle judiciaire, estimant que son client ne présentait pas de risque de pression sur la victime. Il a notamment mentionné des contacts intervenus entre les deux familles, qu’il a qualifiés de « palabre à l’africaine » — une forme de médiation traditionnelle destinée à résoudre les conflits en dehors des institutions judiciaires.
Toutefois, le parquet a relevé qu’une somme d’argent aurait été proposée à la famille de la victime en échange d’un retrait de plainte, une démarche interprétée comme une tentative de pression caractérisée. La procureure générale a requis le maintien en détention, arguant que de tels agissements justifiaient précisément que l’instruction se déroule à l’abri de toute influence extérieure.
La chambre de l’instruction confirme le maintien en détention
Impassible durant toute l’audience, l’officier a simplement déclaré faire « confiance à la justice française ». Les magistrats de la chambre de l’instruction ont finalement suivi les réquisitions du parquet : le militaire ivoirien restera incarcéré le temps de l’instruction, désormais en cours.
(Merci Rudy van Cappellen)
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