Après les violences du week-end à Paris, Gérald Darmanin critique des peines insuffisantes pour les casseurs. Le ministre plaide pour une réforme pénale avec peines minimales et suppression des sursis.

Au lendemain des audiences consécutives aux violences urbaines survenues à Paris durant le week-end, aucune peine de prison ferme n’a été prononcée à l’encontre des casseurs interpellés. Une situation vivement critiquée ce lundi matin par le Ministre Gérald Darmanin. Dans un message publié sur le réseau social X, il estime que les sanctions actuelles ne sont plus à la hauteur de la violence que traverse la France.
Pointant du doigt une justice qu’il juge insuffisamment dissuasive face aux agressions contre les forces de l’ordre et aux destructions de biens publics ou privés, il propose une réforme en profondeur du Code pénal. Parmi ses pistes : la suppression des aménagements de peine automatiques, l’instauration d’un minimum de trois mois de prison ferme pour toute agression envers un représentant de l’État, et des amendes très élevées en cas de dégradations.
Les profils des individus interpellés lors des échauffourées, selon les autorités, sont majoritairement de jeunes hommes, souvent mineurs ou dans leur très jeune vingtaine, issus des cités d’Île-de-France. Le préfet de police de Paris souligne que leur seule motivation était de s’en prendre aux forces de l’ordre et de commettre des violences, sans même suivre le match à l’origine du rassemblement.
Pour en savoir plus : Jean-Marc Morandini
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