Évincé en 2020 sur la base d’un rapport contesté de l’IGPN, Jean-François Illy, ex-patron de la police à Nice, veut réintégrer les rangs.

Jean-François Illy, ancien directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) des Alpes-Maritimes, conteste sa mise à la retraite d’office prononcée en 2020 sur la base d’un rapport controversé de l’IGPN. L’origine de la sanction repose sur les accusations d’un ancien chauffeur de police, qui a depuis formellement démenti ses déclarations, affirmant qu’elles lui avaient été extorquées sous pression lors de l’enquête administrative.
L’ex-patron de la police azuréenne a été condamné au pénal à une simple amende de 3000 euros avec sursis pour usage abusif d’une carte de service, mais n’a jamais été reconnu coupable de détournement de fonds publics ou d’enrichissement personnel. Le chauffeur, désormais plaignant pour subornation de témoin, affirme que tous ses propos ont été dictés par des enquêteurs de l’IGPN, sous la menace d’une perte d’emploi. Son audition à Strasbourg, dont les procès-verbaux ont fuité, confirme qu’il a été « contraint de charger » son supérieur hiérarchique.
Jean-François Illy, qui avait été grièvement blessé lors des émeutes de Villiers-le-Bel en 2007 et salué pour son implication dans la neutralisation du terroriste Chérif Chekkat après l’attentat de Strasbourg en 2018, demande aujourd’hui réparation. Dans une lettre adressée au ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, il réclame sa réintégration dans n’importe quel poste de la police nationale. À 60 ans, il revendique 32 années de carrière « de bons et loyaux services » et affirme avoir été victime d’une enquête administrative « orientée, partiale et entachée de mensonges ».
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