Une nonagénaire a été victime d’un vol à l’arraché dans le RER B à Paris. L’un des agresseurs, âgé de 19 ans, a été arrêté par des passagers et condamné à un an de prison, dont six mois ferme. L’affaire suscite l’indignation.

Vol à l’arraché dans le RER B : une femme de 91 ans agressée, un voleur rattrapé et condamné
Paris – Selon les informations du Parisien, une femme de 91 ans a été victime d’un vol à l’arraché particulièrement violent dans une rame du RER B, le dimanche 13 juillet. Deux jeunes hommes, âgés de 17 et 19 ans, ont ciblé cette passagère vulnérable dans une mise en scène millimétrée : pendant que l’un bloquait les portes du train, l’autre lui arrachait son collier en pleine gare.
Assise dos à la scène, la nonagénaire a été étranglée par le fermoir, qui résistait. Le collier a fini par céder sous la violence du geste, avant que les deux auteurs ne prennent la fuite à toute allure dans les couloirs du métro parisien.
Des passagers héroïques, une arrestation immédiate
Mais contrairement à l’indifférence souvent reprochée aux transports en commun, plusieurs usagers ont réagi immédiatement : ils se sont lancés à la poursuite des voleurs, en rattrapant l’un d’eux dans les escalators. Le jeune homme a restitué les pendentifs et contacté son complice, mineur, pour qu’il se rende à son tour à la police.
Un procès express et une peine « exemplaire »
Le mardi 15 juillet, le prévenu majeur, Adam, comparaissait en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Paris. Né en 2005, arrivé en France depuis deux ans, il a expliqué avoir commis le vol sous l’effet du Rivotril, un antiépileptique détourné comme drogue bon marché.
Il affirme ne pas avoir réalisé que sa victime était âgée et évoque sa peur de son complice. Issu d’un parcours chaotique, pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance, Adam vit dans la précarité et présente des troubles psychiques lourds, confirmés par son état en garde à vue : scarifications, tentatives de suicide, casque de protection en cellule.
Un traumatisme profond pour la victime
La victime n’était pas présente à l’audience, mais elle a adressé un message écrit :
« J’ai peur le soir, la nuit, dans les transports. J’ai peur de sortir dans la rue. »
Le tribunal a souligné la gravité des faits, tout en tenant compte de la situation personnelle du prévenu. Il a été condamné à un an de prison, dont six mois ferme, avec sursis probatoire sur deux ans, et plusieurs obligations : se soigner, travailler, indemniser la victime à hauteur de 1 500 euros.
Une affaire révélatrice d’un malaise plus large
Au-delà de ce fait divers, l’affaire met en lumière les tensions sociales, les problèmes liés à la toxicomanie chez les mineurs isolés, et le manque de protection pour les personnes âgées dans les transports publics. Une problématique récurrente en région parisienne, où les agressions visant les plus vulnérables ne cessent de susciter inquiétude et émotion.
(Merci Fabrice Guérault)
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DĂ©solĂ©e, c’est pas parce qu’il a un parcours chaotique qu’il doit agresser une personne âgĂ©e !!
On ne va pas soutenir ces racailles, tellement facile les Excuses…
C’est encore un migrant, franchement nous ne sommes plus en sĂ©curitĂ© dans notre pays…
On n’ose mĂŞme plus sortir c’est inadmissible, inacceptable… Il y en a plus que marre