Paul Watson, militant écologiste et fondateur de Sea Shepherd, s’est vu refuser l’asile politique en France. Malgré l’assurance donnée par Emmanuel Macron, l’Ofpra a rejeté sa demande, estimant qu’il ne risquait pas de persécution dans son pays d’origine.

L’Ofpra rejette la demande d’asile de Paul Watson
Selon les informations du Parisien, Paul Watson, 73 ans, militant écologiste canadien et fondateur de l’ONG Sea Shepherd, s’est vu notifier le 9 septembre dernier le rejet de sa demande d’asile par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).
L’institution a estimé que, malgré son parcours militant marqué par des actions contre la chasse à la baleine et aux phoques, les risques de persécution ou d’extradition ne justifiaient pas une protection internationale en France.
Un activiste dans le viseur du Japon depuis des décennies
Paul Watson a passé 149 jours dans les prisons du Groenland pour ses actions contre les baleiniers japonais. Le Japon réclame depuis longtemps son extradition, estimant que ses campagnes nuisent à ses activités de pêche.
L’intéressé se dit pourtant toujours menacé, aussi bien par Tokyo que par son pays natal, le Canada, où ses actions contre la chasse aux phoques lui ont valu une hostilité durable.
Aux États-Unis, où il pourrait être contraint de retourner, il craint également des pressions diplomatiques. Selon lui, le président Donald Trump aurait entretenu des relations d’intérêt avec le Japon, ce qui pourrait relancer les demandes d’extradition.
Les assurances de Macron, la déception de Watson
Le militant rappelle qu’Emmanuel Macron lui avait donné « son assurance personnelle » lors de rencontres publiques, notamment avant le sommet mondial pour l’océan et sur le plateau de France 2, laissant entendre que son dossier trouverait une issue favorable.
Pourtant, la décision de l’Ofpra, qualifiée « d’apolitique », vient contredire ces promesses. L’avocat de Watson, Maître Emmanuel Ludot, a adressé une lettre à l’Élysée, demandant au président d’user de son pouvoir discrétionnaire afin d’accorder l’asile, en vertu du préambule de la Constitution de 1958.
Watson poursuit son combat
Malgré ce revers, Paul Watson assure qu’il ne renonce pas. Il participera prochainement à la conférence climat au Brésil, où le président Lula lui a promis une protection.
Sea Shepherd, de son côté, prépare une nouvelle campagne contre l’exploitation du krill dans l’océan Austral, une activité qu’il juge destructrice pour l’écosystème marin.
Watson confie cependant son inquiétude pour sa famille. Son épouse et ses enfants, citoyens américains, vivent actuellement aux États-Unis, un pays où il craint de devoir retourner malgré lui.
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Encore une tête blanche cocufiée par macron ! Champion frère !