À Nantes, un homme de 42 ans a avoué le meurtre de sa mère de 80 ans au commissariat. Mis en examen et incarcéré, il évoque un différend. Enquête en cours.

Nantes : il avoue au commissariat le meurtre de sa mère, deux semaines après les faits
Un homme de 42 ans s’est présenté spontanément dans un commissariat nantais pour confesser le meurtre de sa mère, âgée de 80 ans. Mis en examen dimanche pour homicide volontaire et placé en détention provisoire, il a livré aux enquêteurs un récit glaçant. L’enquête est désormais confiée au service interdépartemental de police judiciaire.
Des aveux spontanés, deux semaines après le drame
C’est lui-même qui a décidé de parler, relate Le Républicain lorrain. Ce vendredi, un quadragénaire nantais de 42 ans a poussé la porte d’un commissariat de Nantes pour avouer un crime commis deux semaines auparavant : le meurtre de sa propre mère, une femme de 80 ans. Un geste aussi rare que glaçant, qui a immédiatement déclenché une mobilisation des forces de l’ordre.
Selon les informations recueillies auprès de sources policières, l’homme a décrit avec précision les circonstances du drame. Il aurait frappé puis étouffé sa mère à la suite d’un différend, avant de quitter les lieux en obstruant les ouvertures de l’appartement de la victime, dissimulant ainsi le corps aux regards extérieurs. Les policiers dépêchés sur place ont retrouvé la dépouille de l’octogénaire dans les conditions décrites par son fils.
Mis en examen pour meurtre, placé en détention provisoire
Après deux jours de garde à vue, le suspect a été présenté à un juge d’instruction. Il a été mis en examen dimanche pour meurtre et aussitôt placé en détention provisoire, a confirmé le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy.
Le magistrat a admis qu’il existait, à ce stade, « peu d’explication » sur les motivations précises du geste. Une piste se dessine néanmoins : « le fils rencontre de gros problèmes de toxicomanie », a précisé le procureur, sans toutefois établir de lien de causalité direct avec le passage à l’acte. La nature exacte du différend à l’origine du drame reste à éclaircir au fil de l’enquête.
L’enquête confiée au SIPJ
Les investigations ont été transmises au service interdépartemental de police judiciaire (SIPJ) de Nantes, unité spécialisée dans le traitement des affaires criminelles complexes. Les enquêteurs devront notamment reconstituer la chronologie précise des événements sur les deux semaines séparant le meurtre des aveux, et déterminer les circonstances exactes du décès de la victime.
Ce drame familial s’inscrit dans une réalité statistique souvent méconnue : une part significative des homicides en France implique un membre de la famille, et les situations de dépendance aux substances addictives constituent l’un des facteurs de risque les plus fréquemment documentés dans ces affaires.
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