Une femme de 42 ans a été retrouvée morte, ligotée, à son domicile du Fidelaire, près de Conches-en-Ouche. Son frère, souffrant de troubles psychiques, a reconnu l’avoir tuée. Il a été placé en garde à vue puis hospitalisé.

Meurtre au Fidelaire : une femme retrouvée ligotée, son frère interné après avoir reconnu les faits
Une scène d’horreur dans une maison paisible de l’Eure
Eure, dimanche 20 juillet – Une macabre découverte a été faite ce week-end au Fidelaire, petite commune située près de Conches-en-Ouche (27). Selon les informations de La Dépêche d’Evreux, le corps sans vie d’une femme de 42 ans a été retrouvé à son domicile, ligoté aux poignets, aux chevilles et au cou, à l’aide de foulards et de vêtements. C’est son frère cadet, âgé de 36 ans, qui a lui-même appelé les gendarmes pour signaler le meurtre, qu’il a reconnu.
Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime serait décédée par asphyxie, probablement entre 2 h et 8 h du matin. Le rapport d’autopsie évoque une strangulation ou une suffocation, causée par une intervention humaine.
Une mère de deux enfants tuée par son propre frère
La victime, mère de deux jeunes enfants qui n’étaient pas présents au moment du drame, vivait seule dans ce logement tranquille de la commune. Son frère cadet, interpellé sur place, a été placé en garde à vue puis hospitalisé d’office le soir-même, compte tenu de son état mental.
Souffrant de troubles psychotiques, l’homme ne faisait l’objet d’aucun suivi médical, bien qu’il ait déjà été condamné par le passé pour plusieurs infractions : délits routiers, rébellion, usage de stupéfiants et violences.
Un délire mystico-religieux à l’origine du passage à l’acte
D’après une première expertise psychiatrique, l’homme aurait agi dans un état délirant, motivé par des convictions mystico-religieuses mêlées à un sentiment de préjudice familial. Il aurait récemment cessé sa consommation de cannabis, ce qui pourrait avoir favorisé la décompensation psychique.
Le parquet d’Évreux, qui a confirmé l’information ce jeudi 24 juillet, a ouvert une enquête pour homicide volontaire, confiée à la brigade de recherches d’Évreux, en co-saisine avec la brigade de Conches-en-Ouche.
Une affaire qui soulève des questions sur la prise en charge psychiatrique
Ce drame relance le débat sur le suivi des personnes souffrant de troubles mentaux et leur prise en charge, notamment lorsqu’elles présentent un passé judiciaire violent.
Le frère, désormais hospitalisé, pourrait faire l’objet d’une expertise plus poussée pour déterminer son irresponsabilité pénale éventuelle au moment des faits.
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