Plus de 1 300 kg de cocaïne, d’une valeur de 100 millions d’euros, ont été découverts dans un camion sur l’A63 à Cestas. Une saisie exceptionnelle menée par les gendarmes de Bordeaux dans le cadre d’une enquête nationale sur un trafic international.

Saisie exceptionnelle sur l’autoroute A63
C’est une opération d’ampleur inédite dans le sud-ouest de la France. Dans la nuit de lundi à mardi, selon les informations du Parisien, les gendarmes de la section de recherches de Bordeaux (Gironde) ont intercepté un poids lourd sur l’autoroute A63, à hauteur de Cestas. À bord : 1 345 kg de cocaïne soigneusement dissimulés, pour une valeur marchande estimée à plus de 100 millions d’euros.
Le camion, en provenance d’Espagne, faisait l’objet d’une surveillance depuis plusieurs semaines dans le cadre d’une enquête pilotée par la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Bordeaux, avec l’appui de l’Unité nationale d’investigation.
Un mode opératoire rare en France
En France, les saisies massives de cocaïne se font généralement dans les ports. Cette interception sur un axe routier majeur est donc inhabituelle. Les enquêteurs avaient remarqué, dès début juillet, deux allers-retours suspects du véhicule entre l’Espagne et le nord de l’Europe. C’est lors de son troisième trajet qu’ils ont décidé d’agir.
Après une fouille méticuleuse, les gendarmes ont mis au jour la drogue cachée au fond de la remorque. Le chauffeur, un ressortissant espagnol, a été placé en garde à vue et doit être présenté à un juge ce vendredi.
Une route stratégique pour les trafiquants
L’Ofast (Office anti-stupéfiants) rappelle que la frontière franco-espagnole est une voie privilégiée pour les trafiquants. Si le cannabis y transite massivement depuis le Maroc via l’Espagne, la cocaïne y circule de plus en plus, en raison du renforcement des contrôles dans les ports du nord de l’Europe.
Selon l’Ofast, les ports espagnols de Valence, Barcelone et Algésiras connaissent depuis deux ans une forte hausse des importations de cocaïne, notamment en provenance d’Équateur. Une fois débarquée, la marchandise est redistribuée vers l’Europe, la France servant parfois de zone de transit, parfois de marché de consommation.
L’enquête en cours devra déterminer si la cargaison saisie à Cestas était destinée à alimenter des réseaux français ou à poursuivre sa route vers le nord de l’Europe.
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