Trois ans après la mort de Zyed Bensaïd lors d’un refus d’obtempérer à Nice, les juges d’instruction ont décidé de renvoyer le policier tireur devant la cour criminelle, malgré la demande de non-lieu du parquet.

Un tir mortel lors d’un refus d’obtempérer
Le 7 septembre 2022, en fin d’après-midi, une dĂ©tonation retentit avenue Henri-Matisse, Ă Nice. Un policier ouvre le feu sur un 4×4 volĂ© en fuite, tuant son conducteur, Zyed BensaĂŻd, 24 ans, de nationalitĂ© tunisienne. Le vĂ©hicule venait de heurter une voiture de police après une course-poursuite de quelques centaines de mètres.
Selon les images filmées par un témoin, le tir survient au moment où le SUV redémarre. Touché au cœur et aux poumons, le jeune homme décède sur place.
Trois ans d’enquête et une décision contestée
Dès le soir des faits, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait été saisie. Après trois ans d’instruction, selon les informations de France Info, les juges estiment que le tir n’était ni nécessaire ni proportionné, car dirigé vers le conducteur et non vers le véhicule.
Le parquet de Nice avait pourtant demandé un non-lieu en mai 2024, considérant l’usage de l’arme comme conforme à la loi. Mais, le 1er août 2025, les juges d’instruction ont décidé le renvoi du policier devant la cour criminelle des Alpes-Maritimes pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».
La douleur de la famille et l’attente d’un procès
La mère de Zyed Bensaïd, suivie médicalement, confie son désarroi :
« Ce policier n’a pas seulement tué Zyed, il m’a tuée aussi. Je souffre depuis trois ans. »
Son avocat, Me Sefen Guez Guez, estime que les vidéos amateurs sont déterminantes pour qualifier les faits d’homicide policier.
Soutien syndical et défense du policier
À l’inverse, le syndicat Un1té police défend le policier, soulignant que le conducteur représentait un danger :
« Le policier se sentait menacé et considérait que d’autres vies étaient en danger », rappelle Bruno Bartocetti, secrétaire général zone Sud.
Me Laurent-Franck Liénard, avocat du fonctionnaire, a fait appel de la décision. La chambre de l’instruction d’Aix-en-Provence doit désormais trancher : procès ou non-lieu.
Une affaire emblématique du débat sur l’usage des armes
Ce dossier illustre une fois de plus la ligne de fracture entre familles de victimes, justice et syndicats de police, sur la légitime défense et l’usage des armes lors des refus d’obtempérer. L’issue judiciaire sera particulièrement scrutée.
(Merci Yann Bourguignon)
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La mère du petit ange souffre: elle s’en veut de l’avoir mal Ă©levĂ©?
Les criminels ont les laisse en libertĂ© ! Les Juges donnent le feu vert aux refus d’obtempĂ©rer !
Honte
La mère et le fils , d’une pierre deux coups parfait …
Non mais c’est une blague !! Les juges gaucho cautionnent les refus d’obtempĂ©rer.
Quelle honte !! Mais oĂą va-t-on ??
Encore une femme qui croit avoir bien Ă©levĂ© sa racaille, son petit ange… Je rĂŞve !!
Maintenant ce sont les policiers qui paient pour ces racailles !!
Soutien indéfectible à ce policier et à toutes nos FDO.
Ce qui me surprend toujours, c’est que différents départements de la justice ne soient pas d’accord entre eux. N’y a-t-il pas de hiérarchie ?