À Dugny (Seine-Saint-Denis), un entrepôt de matériel informatique a été pillé avant Noël pour un préjudice estimé entre 4 et 6 M€. Sept hommes ont été mis en examen, une grande partie du butin a été retrouvée.

Seine-Saint-Denis : sept hommes mis en examen après le pillage d’un entrepôt de matériel informatique à Dugny
À la veille de Noël, une plate-forme logistique de Dugny (Seine-Saint-Denis) a été la cible d’un cambriolage portant sur des palettes dr matériel informatique. Le préjudice est évalué entre 4 et 6 millions d’euros, et sept hommes ont été mis en examen à Paris, vendredi 13 février, notamment pour vol et recel en bande organisée, ainsi que pour association de malfaiteurs, relate Le Parisien.
Un vol découvert le 22 décembre sur un quai de chargement
Selon les constatations rapportées dans le cadre de l’enquête, le gérant de la société Jingdong découvre le lundi 22 décembre des anomalies sur le quai numéro 18. Des chariots élévateurs ont été déplacés et dix-huit palettes de matériel informatique, de marques Oppo et Honor, manquent à l’appel.
Les enquêteurs relèvent également plusieurs éléments matériels : des caméras de surveillance débranchées, un serveur informatique déclaré volé, et l’absence de gardiennage le week-end, d’après les explications du responsable des lieux. L’alarme aurait été désactivée le samedi, et la serrure de la porte d’entrée retrouvée arrachée.
Des véhicules repérés, puis une piste téléphonique
La vidéosurveillance de la rue permet d’observer l’arrivée, le dimanche vers 22 h 30, d’un camion Renault et d’une Opel Meriva. Le numéro d’immatriculation de l’automobile renvoie, d’après les vérifications, à un garage fantôme.
Après les faits, les deux véhicules sont vus en direction de Gonesse (Val-d’Oise), puis de Stains. Au cours de la nuit, une Peugeot 208 apparaît ensuite aux côtés du camion, un élément intégré au dossier d’investigation.
Profils génétiques, police scientifique et identification de suspects
Sur place, les techniciens de la police scientifique relèvent des indices ayant conduit à l’identification de sept profils génétiques, selon l’enquête. Les investigations se concentrent également sur la téléphonie.
Le camion est rattaché à un certain Nuno L., présenté comme connu des services de police pour des affaires de vol et à la tête d’une entreprise de transports à La Courneuve. Un employé, Baptiste T., est soupçonné d’implication, tout comme deux frères vivant à Goussainville, Samir et Nabil S., l’un étant suspecté d’avoir joué un rôle de commanditaire. Un receleur présumé est, lui, localisé du côté de Stains.
Interpellations, perquisitions et marchandise retrouvée à Argenteuil
Le 10 février, une opération est menée en Seine-Saint-Denis et dans le Val-d’Oise, aboutissant à l’interpellation de huit hommes et d’une femme. Lors de perquisitions, quelques objets et vêtements de luxe sont saisis au domicile de l’un des suspects.
Dans un box à Argenteuil, les forces de l’ordre retrouvent la quasi-totalité de la marchandise volée, d’après les éléments communiqués dans la procédure. L’enquête s’intéresse aussi aux démarches attribuées au receleur présumé, qui aurait commencé à rechercher des acquéreurs pour écouler les ordinateurs.
Auditions : aveux partiels et contestations
Au cours des auditions, un homme de 29 ans, déjà condamné à six reprises dans des affaires de vols selon le dossier, reconnaît avoir stocké du matériel informatique contre 1 500 euros, tout en affirmant ne pas savoir qu’ils provenaient d’un vol.
Baptiste T. passe également aux aveux, indiquant avoir loué un camion pour 10 000 euros à Nabil S. Nuno L., de son côté, conteste toute implication, tout en disant avoir constaté le déplacement d’un de ses véhicules durant le week-end.
Nabil S. reconnaît aussi des faits, ce chauffeur confirmant qu’il se trouvait au volant de la Peugeot 208 au moment du cambriolage, selon l’enquête. Son frère Samir S., récemment sorti de prison, soutient ne pas avoir participé, et deux autres suspects nient toute implication.
Une possible complicité interne encore à éclaircir
Les avocats contactés de certains mis en cause n’ont pas souhaité s’exprimer. La suite des investigations doit notamment déterminer si le groupe a pu bénéficier d’une complicité interne avant la mise en œuvre du cambriolage.
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