Libéré le matin, interpellé l’après-midi pour vols à l’étalage : un habitant de Lorient avec 26 mentions au casier écope de 17 mois ferme. Retour sur une audience sidérante.

Sorti de prison le matin, arrêté pour vols l’après-midi : 17 mois de prison ferme pour un Lorientais
À peine trois heures après avoir quitté la prison de Plœmeur, un trentenaire était interpellé pour des vols dans deux grandes surfaces de Lorient. Fort de vingt-six mentions à son casier judiciaire, il a comparu en urgence devant le tribunal de Lorient le 17 juin 2026, avant d’être condamné à dix-sept mois d’incarcération.
Une liberté qui n’aura duré que quelques heures
Ce mardi matin, à 10 heures, les portes de la maison d’arrêt de Plœmeur s’ouvrent pour un homme d’une trentaine d’années. Accompagné d’un ancien codétenu, il se dirige sans attendre vers un commerce pour acheter une bouteille de vodka, qu’ils partagent sur place. Il effectue ensuite quelques démarches administratives indispensables : un passage à France Travail, une démarche de domiciliation.
Mais vers midi, le cap change, relate Ouest-France. Le trentenaire pénètre dans un magasin de sport où il échange ses tongs contre des baskets neuves et sa veste contre un blouson, avant de franchir les caisses sans s’acquitter du moindre euro — et sans même retirer les antivols. Quelques minutes plus tard, dans un supermarché voisin, il glisse dans ses poches une poignée de paquets de chewing-gum et un déodorant.
Une interpellation mouvementée
Les caméras de vidéosurveillance ont tout enregistré. Les agents de sécurité interviennent et maîtrisent le suspect, non sans difficulté : il se débat violemment et les insulte. À l’arrivée des policiers, la situation reste tendue. Dans le véhicule de police en route vers le commissariat, le mis en cause multiplie les coups de pied, contraignant les fonctionnaires à immobiliser le véhicule à plusieurs reprises. Les insultes continuent. Au moment de son arrestation, son taux d’alcoolémie dépasse les 2 grammes par litre de sang.
Un casier judiciaire éloquent, une audience sans détour
Le lendemain, mercredi 17 juin 2026, le prévenu comparaît en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Lorient. La présidente d’audience ne mâche pas ses mots face à un dossier de cinq pages : « Vous teniez absolument à retourner en prison, vous ne vous cachez même pas. »
Le casier judiciaire de l’homme compte vingt-six mentions. Quelques mois plus tôt, il avait refusé un aménagement de peine en semi-liberté, et un placement en extérieur avait été suspendu après une consommation d’alcool constatée. Interpellé sur ses priorités du jour de sa sortie, il reconnaît lui-même : « J’avais beaucoup de choses à faire, mais la première que j’ai faite, c’est acheter de l’alcool. »
Une condamnation à 17 mois ferme
Son avocate, Me Sophie Prunier, a tenté de replacer le parcours de son client dans son contexte : un homme sans véritable filet de sécurité à l’extérieur, peu de relais sociaux, et une dépendance à l’alcool non traitée. « Sa situation est à la fois simple et compliquée », a-t-elle résumé.
Le tribunal n’a pas suivi la voie de l’indulgence. Soliven Chevalier a été condamné à douze mois d’emprisonnement pour les faits du jour. Deux sursis probatoires antérieurs ont également été révoqués, pour une durée cumulée de cinq mois. Il a été reconduit en détention pour un total de dix-sept mois.
(Merci Rudy van Cappellen)
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C’est quoi cet individu ??
Encore un délinquant qui profite du système, tellement bien, nourri, logé, blanchi => le club méd la prison….
Même pas besoin de travailler…
Franchement il y en a marre de payer pour ces racailles !!