À Hermes, dans l’Oise, près de cinquante animaux affamés ont été secourus dans un appartement insalubre. Chiens, chats, reptiles et rongeurs vivaient dans des conditions indignes. Une enquête est en cours.

Une découverte macabre après un signalement
Le vendredi 15 août, selon les informations du Parisien, un signalement anonyme a conduit la gendarmerie à contrôler un appartement de 40 m² à Hermes, dans l’Oise, référencé comme meublé touristique. Derrière la porte, les militaires ont découvert l’horreur : près de cinquante animaux affamés et décharnés, dont sept chiens, dix-sept chats, une vingtaine de rongeurs et plusieurs reptiles.
L’association Action Protection Animale (APA), sollicitée en urgence, est intervenue dès le lendemain pour sauver les animaux.
Des animaux squelettiques et blessés
Selon Anne-Claire Chauvancy, présidente de l’APA, « tous les animaux étaient extrêmement maigres ».
Cinq des sept chiens étaient cachectiques, réduits à la peau et aux os. Certains présentaient de graves blessures non soignées, dont une fracture ouverte. Un chaton, trop affaibli, n’a pas survécu.
Les chiens vivaient en permanence dans des cages souillées, sans eau ni nourriture, tandis que les chats et rongeurs erraient dans les pièces insalubres.
Les habitants contestent la maltraitance
La famille vivant dans l’appartement, composée de quatre personnes, affirme avoir reçu les animaux par dons et nie toute maltraitance. Pourtant, les faits sont accablants.
« Ce n’est pas un syndrome de Noé, mais quelque chose de malsain, presque volontaire », estime la présidente de l’association.
Un détail intrigue particulièrement : toutes les chiennes semblaient avoir récemment mis bas, mais aucun chiot n’a été retrouvé. La piste d’une revente clandestine est envisagée.
Réactions locales et enquête judiciaire
Le parquet de Beauvais a ouvert une enquête confiée à la gendarmerie.
Le maire d’Hermes, Grégory Palandre, s’est dit « choqué » par cette affaire, tout en regrettant que la commune n’ait pas eu la possibilité de contrôler ce logement, classé comme meublé touristique. Un arrêté d’insalubrité est désormais à l’étude.
Le propriétaire du logement est également dans le viseur des autorités pour avoir laissé la situation dégénérer.
Les animaux pris en charge par des refuges
Tous les animaux rescapés ont été confiés à des refuges et associations partenaires. Deux chiens, en état critique, restent hospitalisés.
L’APA a annoncé son intention de déposer plainte et rappelle la gravité de la souffrance animale infligée dans ce type de cas.
(Merci Fabrice Guérault)
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.







